Mercredi 14 Août 2019

Interima Monthey: le retour d’une vieille connaissance

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De 2002 à 2006, Stéphane de Siebenthal a dirigé l’agence Interima de Monthey (VS), dont il a repris ce printemps la responsabilité après une dizaine d’années dans le commerce du vin et le secteur de la restauration. A l’occasion de son retour au bercail, l’ancien footballeur professionnel – vainqueur de la Coupe de Suisse avec GC en 1988 – explique en quoi le groupe où il était entré une première fois en 2001 a changé et comment il entend renouveler son approche du marché pour se distinguer de la concurrence.

Un chiffre suffit à mesurer l’ampleur du chemin parcouru par Interiman Group depuis que Stéphane de Siebenthal l’a quitté en 2006, alors qu’il était responsable de la succursale Interima de Monthey. «Le groupe comptait à l’époque 13 succursales, il en a aujourd’hui 62», lance le Valaisan de 52 ans, qui ne cache pas son bonheur d’avoir retrouvé ses anciens patrons et collègues. Parmi eux figurent, entre autres, Raymond Knigge et Thierry Jacquier, respectivement fondateur et président et administrateur-délégué, avec qui il est toujours resté en contact, même lorsqu’il a bifurqué vers le commerce de vins en rejoignant Badoux Vins puis en assurant l’exploitation d’un bar à Vevey (VD).

Les fondamentaux inchangés

Son impression en retournant au bercail? «Le cadre de travail a profondément changé, notamment grâce au déploiement de l’enseigne à l’échelle du pays et à la création de nombreuses entités spécialisées, avec lesquelles il y a de nombreuses synergies, mais les fondamentaux, eux, sont les mêmes. D’une part, le groupe est resté fidèle à ses valeurs; d’autre part, la dimension humaine intrinsèque à notre activité est demeurée inchangée, ce qui me réjouit tout particulièrement. En effet, ce que j’aime le plus dans mon activité, c’est le lien que nous nouons au quotidien avec les candidats d’un côté et les entreprises de l’autre, ainsi que la possibilité que nous avons, ce faisant, de contribuer à l’essor des activités de chacun.»

Reste qu’en dix ans, le marché a connu d’importantes évolutions à Monthey et dans sa région. De nombreux opérateurs du secteur industriel ont cessé ou délocalisé leurs activités, tandis que la concurrence s’est intensifiée. Mais cette nouvelle configuration n’effraie pas Stéphane de Siebenthal: «Ce n’est pas dans mes habitudes de baisser les bras. Au contraire, j’aime l’idée d’avoir à me surpasser et je ne crains certainement pas de devoir imaginer de nouvelles approches. L’enjeu pour nous comme pour la concurrence est de dénicher la perle rare, d’où l’intérêt des débouchés alternatifs auxquels nous avons recours, parallèlement aux outils traditionnels de recrutement, pour mettre la main sur les bons éléments.» Inutile toutefois de lui demander davantage de détails: il garde jalousement ses secrets et entend bien n’en faire profiter que les entreprises avec lesquelles son équipe constituée de trois collaborateurs travaillent.

Un esprit combattif

Son état d’esprit combattif, pour ne pas dire guerrier, le Valaisan le tire assurément de sa carrière de footballeur. Beaucoup d’appelés, peu d’élus, tout le monde connaît le proverbe, qui décrit parfaitement l’univers du sport professionnel. «Après mes débuts à Vevey Sports, j’ai eu la chance d’être joueur professionnel pendant 15 ans dans des clubs comme Grasshopper (GC), Sion, Montreux, Yverdon, Saint-Gall, Will ou le Stade Nyonnais. De toutes ces belles années, je garde bien entendu un souvenir ému de la finale de la Coupe de Suisse remportée 2-0 avec GC contre Schaffhouse en 1988, ainsi que des deux matches que nous avons disputés en Coupe d’Europe contre le Dynamo Moscou.» La satisfaction pour lui, c’est aussi de voir son fils, Mickaël Facchinetti, marcher sur ses traces. «Après avoir été champion de Chypre l’an dernier avec le club APOEL Nicosie, il vient de signer un contrat avec Sion, un club pour lequel nous avons désormais joué tous les deux, tout comme Saint-Gall. Je suis bien entendu fier de lui et je ne rate aucun de ses matches!»

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